Côté parents

Mon bébé papillon

31 juillet 2016

Et te voir comme un papillon

Le cycle du papillon.

J’imagine ton évolution comme le cycle du papillon.

Ca m’a pris d’un coup, hier. Ce matin-là, nous nous sommes rendus dans ton parc préféré. Sans même être arrivé sur les lieux, tu savais où nous allions. Tu as explosé de rire, tu avais hâte d’arriver, tu as partagé ta joie avec nous. Tu n’attendais plus qu’une chose : t’éclater parmi les nombreux jeux qui sont proposés.

Nous étions tous les trois, toi, mon petit papillon, ton papa, et moi, ta maman. Nous t’avons laissé nous guider vers les jeux sur lesquels tu voulais monter. On était là, à tes côtés, pour te suivre, te soutenir, te protéger. Tel un papillon fragile qui prend son envol.

Puis, tu as montré des signes de refus envers moi. Tu m’as fais comprendre ce que tu souhaitais : aujourd’hui, c’était papa, et personne d’autre. Je me suis éloignée, vous laissant tous les deux jouer ensemble. J’entendais vos rires au loin, et mes larmes coulaient sur mes joues.

Il faisait beau, le ciel était bleu, il n’y avait pas un nuage à l’horizon. Nous ressentions cet air de vacances, celui de la légèreté de la ville. Il y avait peu de bruit, peu de voitures passantes, peu d’enfants, au parc, ce matin là.

Et malgré cette légèreté de ce samedi de juillet, j’ai un petit peu plus compris l’incompréhensible. L’incompréhensible pour une maman. Cette période où tu commences à prendre ton envol. Cette période où tes choix guides tes actes. Cette période où nous sommes là, toujours présents à tes côtés, mais où tu nous fais bien comprendre que, toi aussi, tu as ton mot à dire. Toi aussi, tu as le droit de choisir, de décider. De tes actes, de tes gestes, de tes paroles.

Finalement, je te vois déployer tes ailes pour t’envoler vers cette nouvelle vie. Je te vois te diriger vers ton Toi. Tu es devenu un petit garçon à mes yeux, au moment même où j’ai compris mes pensées, celles qui me disaient que je devais plus facilement te laisser découvrir la vie de toi-même. Où je devais accepter qu’une part de toi se détache de moi. Où je devais accepter qu’une part de moi se détache de toi.

Alors, bien évidemment, on reste là pour te guider. Je serais toujours là pour toi, prête à te protéger et à te sur-protéger.Mais, aujourd’hui, j’apprends quelque chose qui est difficile pour une maman : accepter de te voir grandir par toi-même, sans que je ne te guide forcément. Accepter ta volonté de découvrir par toi-même.

Ainsi va la vie, mon papillon

En prenant du recul, j’ai pensé à cette vie de papillon. Celle qui éclôt à travers un oeuf, qui se développe en chenille, qui se replie dans un cocon, avant d’exploser dans son véritable corps, celui de papillon. Et qui recommence. Inlassablement.

Tu es mon petit papillon. Je te vois ainsi. Un jour, tu éclôt, tu découvres alors, tu explores, tu apprends. Puis, tu te figes. Tu as ce besoin de retrouver ton cocon, de nous retrouver protecteur au plus haut point. Enfin, tu te dévoiles. Tu appréhendes la vie avec ton caractère, ta personnalité, tes talents, tes craintes et ta soif de vie. Et ainsi de suiteAinsi va la vie.

Bien évidemment, tu es toujours mon tout petit bébé. Tu seras toujours ce petit être que j’ai porté, que j’ai construis, que j’ai guidé. Celui que je porte, que je construis, que je guide. Tu me l’as prouvé encore, hier après-midi, alors que le coucher de la sieste était compliqué, ce qui est si rare. Je n’ai pas compris exactement ce dont tu avais besoin et envie, mais ce que j’ai compris, c’est que ce cocon, Ton cocon, t’étais indispensable à ce moment précis. Mes bras te seront toujours ouverts, ton cocon sera toujours à ta disposition.

Mon papillon, mon petit garçon. Mon être le plus précieux, je sais ô combien je suis importante pour toi, même si, hier, tu as voulu me prouver le contraire. Tu as touché là où ça fait mal, bien évidemment, sans le vouloir. Mais c’est comme ça que j’apprends aussi à connaître le petit garçon que tu deviens, le petit garçon si frêle en devenir. Je serais toujours ton cocon. Je l’ai été dès le premier instant, et je te promets d’être là à chaque fois que tu en auras le besoin.

Mon papillon.

Mon bébé papillon

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