VieDeMaman

Et te dire que je t’aime bien plus loin que tes crises.

17 septembre 2016

C’est bizarre comme le coeur d’une maman peut (et doit) encaisser des émotions très fortes, et toutes aussi contradictoires les unes que les autres. C’est bizarre comme une maman doit s’adapter à chaque situation, à chaque instant, sans laisser transparaitre ses émotions, ni ses affections.

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Encore une tranche de vie. Encore des questionnements, encore des doutes. Encore des remises en question.

Je l’aime si fort. Mais il m’en fait baver.

J’aimerais que nos petites heures passées ensemble chaque jour soit remplies de sourires, d’éclats de rire, de complicité. Mais nous connaissons les cris, les colères, le brouhaha, les jouets jetés et cassés.

J’aimerais que mon coeur soit assez fort pour ne pas laisser transparaitre mes émotions, pour ne pas qu’il aperçoit ma faille. Mais il comprends tout.

J’aimerais être une meilleure maman, j’y travaille. Mais il remet tout en doute en une fraction de secondes.

J’aimerais réussir à affronter mes doutes, à dépasser mes craintes, à créer un bouclier qui le protègerais. Mais je ne cesserais d’être cette maman si fragile et si fragilisée.

J’aimerais vaincre chaque épisode difficile. Mais je n’y arrive pas, je ne sais pas comment m’y prendre, je baisse les bras.

Et il me voit souvent craquer devant lui. Il me voit m’isoler, ne sachant pas comment aborder la situation, comment affronter ses colères, ses cris, ses indignations, ses frustrations.

Ce soir, j’ai lancé un petit appel à l’aide. Je me sens à bout avec mon fils, mon amour, ma vie. Nous ne passons que quelques maigres heures ensemble chaque jour. Mais, ces jours-ci, je les vis avec appréhension. Les crises sont nombreuses et dégénèrent, elles sont fortes, agressives, et elles font mal. A lui, à moi, à nous, à notre équilibre.

J’ai lâché l’affaire. Je n’arrive pas à l’aider à affronter sa frustration. Donc j’ai baissé les bras. Le repli comme seule arme. Le temps comme seul moyen de mettre un terme à une énième crise. J’ai le sentiment d’avoir tout essayé, et rien à la fois. Alors j’ai arrêté. Je le laisse, j’attends, je m’isole, je n’existe plus, je ne l’accompagne pas, je ne tiens pas mon rôle. Et c’est ce que j’en retiens.

Ca me déchire au plus profond de moi-même. J’ai conscience que je n’agis pas de la bonne façon. J’ai conscience que le laisser pleurer, s’énerver, crier, le laisser seul face à ses émotions, c’est tout le contraire de ce que je, et de ce que nous, devons faire.

L’accompagner avant tout. Dans les bons moments, comme dans les moins bons. Bien plus loin qu’un voeu de mariage. Bien plus fort. Un lien immuable nous unit. Je ne saurais rester cette personne que je suis actuellement. Je pense que ça me fait autant, si ce n’est plus, souffrir que lui. Il le ressent, il le comprends, et, purée, qu’est-ce-que ça fait mal de se dire qu’on ne fait pas les bonnes choses, les bons choix, avec son enfant !

Pourtant, je lui dis je t’aime tous les jours. 20, 30, 50, 100 fois peut-être. Je peux passer des instants entiers à le regarder, et j’éprouve le même amour, fou, indescriptible, incroyable, inimaginable, … qu’au premier jour. Au premier jour où je l’ai su au creux de mon ventre. Au plus près de mon coeur.

Et, il me répond, avec sa petite voix toute frêle «je t’aime, môman». Ca me fait littéralement fondre, j’ai des papillons dans le ventre dès que j’entend cette petite phrase. Je sais que je lui donne de l’amour. Beaucoup d’amour. Mais j’aimerais faire plus. Faire mieux. Etre meilleure. Meilleure maman. Réussir à l’accompagner. Réussir à l’aider dans son développement, dans l’appréhension de ses émotions. Réussir à le canaliser. Réussir à créer une bulle, un sentiment de sécurité, où il se sentira protégé et dans lequel il pourra se réfugier dès lors qu’il se sentira perdre pied. Maintenant, et tout au long de sa vie.

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J’ai trouvé du réconfort et des points d’amélioration grâce à tous les conseils reçus sur ma page Facebook ainsi que sur Instagram. Je vous en remercie du plus profond du coeur. Vous m’aider énormément, sans peut être le savoir. Je vais, dès les prochains jours, essayer d’appliquer vos précieux conseils pour nous aider à avancer, main dans la main.

Et puis, également, ce soir, j’ai lu cet article de Happynaiss, blog que je ne connaissais pas. Je suis tombée dessus au bon moment, vraiment. J’ai lu des phrases pleines de bienveillance, et qui m’ont permis de me dire et de me convaincre que je me devais, pour lui, pour moi, pour nous, de me remettre dans le bon chemin.

Je pense avoir pas mal de cartes en mains aujourd’hui pour l’aider. Et pour m’aider.

Je vais y arriver. Nous allons y arriver.

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Bien évidemment, cet article s’applique également aux papas. Aux parents, de façon générale. A ceux qui tiennent ce rôle magnifique … Et difficile, à la fois.

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