Bébé grandit <3

L’enfant, l’éponge et la bienveillance

22 novembre 2016

L’éponge.

L’enfant est une éponge, une éponge à apprentissage. Ce qui est bon ou non. Ce que l’on peut faire ou pas, ce que l’on peut ou doit dire, ce que l’on ne peut pas dire. Ils apprennent de nos faits, de nos gestes, de nos actes et de nos paroles.

Mais aussi, et surtout, une éponge à émotions. Je crois qu’il n’y a pas de terme plus exacte pour décrire la réception des émotions chez nos petits. Ils reçoivent et réceptionnent tout. Ce qu’ils entendent, ce qu’ils voient, ce qui se ressent. Tout.

L’enfant est tel une éponge, qui englobe et canalise toutes les émotions qui gravitent autour de lui.

Il puise dans chaque personne qui l’entoure le positif comme le négatif. Il se nourrit des relations qui se vivent autour de lui. Et c’est à ça que je pense lorsque je parle des émotions des enfants, et de leur comparaison avec une éponge.

Encore un sentiment qui s’est vérifié ces derniers jours chez nous. Le capitaine a littéralement changé de comportement. Depuis peu, il nous rejoint dans notre lit le soir, pour dormir. Ce comportement pour moi décrit son besoin de se sentir protéger, de se sentir à sa place, de voir qu’il est au milieu de nous, et que nous, nous avons le devoir de graviter autour de lui.

Autant, ça n’est pas facile de devoir cacher des sentiments, de faire bonne figure devant lui pour ne rien lui transmettre. Et je ne suis pas sûre que ça soit bon pour lui non plus. Autant j’ai cette volonté plus forte que tout de le protéger, de le surprotéger peut-être même. Alors je le prends dans mes bras, et je le sers. Je le sens, je l’embrasse, je m’imprègne de sa petite personne. Je me cache sous mes sentiments pour lui montrer que tout va bien. Mais. Il ressent tout.

Eponge et sentiments des enfants

Et je crois, je suis convaincue, même, que l’éponge qu’il représente a simplement besoin de bienveillance.

A mon sens, c’est ça, la clef. La bienveillance. Je le ressens parfaitement dans notre quotidien. Le capitaine est beaucoup plus calme, serein et patient depuis qu’on applique des petites astuces bienveillantes. Notre quotidien a changé, les cris ne sont que rarement – j’avoue mes failles – de la partie.

J’ai bien évidemment essayé de lire des livres d’Isabelle Filiozat sur la question, mais mon manque cruel de temps pour la lecture les a vite relégué dans la bibliothèque. En fait, c’est une prise de conscience que j’ai eu, plus précisément. J’ai pris conscience qu’il n’y avait aucun intérêt à crier, à élever la voixMon enfant, ne comprends pas lorsque j’agis comme ça, et il m’imite. Autant dire que ça devient très vite invivable à la maison, et que ce comportement ne solutionne rien.

J’ai longtemps douté de ma capacité à élever mon enfant.

De ma capacité à m’adapter, et à me mettre à sa hauteur pour … Le prendre dans mes bras, le réconforter, l’accompagner, ou même pour le laisser évacuer sa peine, son stress, ses émotions, autant positives que négatives. Nous avons beaucoup douté ensemble, pleuré à de nombreuses reprises, nous nous sommes incompris l’un l’autre.

L'enfant est une éponge

Mais, aujourd’hui, tout ceci a laissé place à une meilleure harmonie. A une belle relation mère-enfant. J’ai réussi à prendre le recul nécessaire pour être heureuse de le voir grandir, simplement. Pour me détacher des petites bêtises sans grande incidence.

J’ai trouvé en moi une force que je ne soupçonnais pas. Une voie paisible, une voie heureuse, dans laquelle nous nous sommes engouffrés tous les deux il y a quelques temps.

Cependant, je vois aujourd’hui encore que le chemin est long, et, surtout, qu’il ne se parcourt pas qu’à deux. Les embuches que l’on peut rencontrer dans notre propre vie peuvent, à tout moment, et parfois sans crier garde, se ressentir sur notre relation mère-enfant.

Bien évidemment, le stress du quotidien, la course de chaque journée a un impact très fort sur nos relations, notre relation.

Cependant, j’essaye de trouver quelques astuces pour les contourner. Préparer les repas à l’avance dès que je le peux, laisser de côté tout support numérique dès que nous rentrons à la maison, ou alors céder à la tentation de sa nouvelle passion pour Le monde de Dory. Prendre le temps de s’assoir à côté de lui, de jouer avec lui. Ne pas nous presser pour le bain, le repas, ou l’heure du coucher. Manger ensemble.

J’ai remarqué une différence très claire depuis que je suis moins pressée par le temps. Le capitaine l’est également, il est moins difficile, moins agité. J’avoue même, il est moins énervant. Il arrive à se canaliser, à se poser calmement, et à jouer … Seul ! Une chose qui me semblait improbable il y a quelques semaines à peine …

Et peut être qu’un jour, j’essayerais la méditation pour être encore plus détendue, et me rendre plus disponible pour lui. J’avais lu un article très intéressant ces derniers jours sur la méditation et l’apport que cela a donné à une famille, qui vit depuis dans un atmosphère bien plus détendu. Plus de bienveillance envers soi et envers les autres. Plus de patience, plus d’écoute, plus d’attention envers les siens. Je crois que ce prochain exercice ne pourra que m’être bénéfique.

Affaire à suivre !

Et toi, as-tu des astuces pour rester calme et être disponible pour tes enfants ? 

Et la bienveillance à leur apporter ...

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3 Comments

  • Reply angeliquemarquisedescouches 22 novembre 2016 at 20 h 48 min

    J’avoue que en ce moment , très fatiguée je crie beaucoup… crapulette est insupportable… j’essaie mais je n’y arrive pas toujours

  • Reply Mum-andCo 22 novembre 2016 at 20 h 57 min

    Heureuse de lire cet article. Et comme je comprends ! Période difficile ici de « non papa ». Ces derniers mois, l’équilibre n’est pas facile à trouver. Une maman souvent énervé et des enfants qui sont de même. Et quand je me pose, quand je profite, tout va bizarrement mieux. Mais c’est bien plus facile à dire qu’à faire au quotidien <3

  • Reply Je ne suis pas une poule 23 novembre 2016 at 14 h 45 min

    C’est vrai que les enfants sont de petites éponges, qu’ils absorbent tout et comprennent bien plus qu’on a tendance à penser. Bien sûr qu’il faut éviter de les stresser et de leur crier dessus à tout va sans raison. Cependant je pense qu’il faut aussi arriver à rester naturel avec nos enfants. Oui des fois ils nous énervent. C’est la vie. Et ils faut qu’il comprennent aussi comment s’adapter, transformer leurs comportement afin de coller à la vie en famille comme à la vie en société. C’est là je crois qu’est toute la difficulté de l’éducation. Toujours être dans l’équilibre, dans le juste dosage. Punaise c’est duuuur! Et on a le droit de ne pas être infaillible, non?

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