Du côté de bébé

Le terrible two, ça s’arrête quand ?!

8 mars 2017

Ca fait bien longtemps que je ne suis pas passée par ici et que je n’ai pas pris le temps de déposer quelques mots … Mais je dois avouer que ces dernières semaines, j’ai été débordée, et que j’ai clairement profité de notre semaine de vacances en famille pour déconnecter.

Ces derniers temps, les relations avec mon petit garçon de presque 3 ans (whatttt, pourquoi le temps passe-t-il si vite ?!!) sont telles des montagnes russes. Un jour, le soleil brille, il ne voit que par ses parents, est très câlins et adorable. Le lendemain, l’orage gronde, et la journée est ponctuée de crises, de cris, de pleurs et de frustrations en tout genre.

Bien évidemment, on m’avait parlé du terrible two … J’étais donc avertie de cette période magnifique où l’enfant apprend la frustration, où le mélange des sentiments est très difficiles à gérer du haut de ses 80-90 centimètres. Mais, cette période, sérieusement, elle dure combien de temps ?!

Je ne me doutais pas, lorsque mon envie de maternité s’est présentée – bien tôt chez moi – que le petit bébé, dont il est plutôt simple de s’en occuper, qui sourit dès ses premiers mois, allait laisser place à un petit enfant qui enchainera les crises et les joies, les pleurs et les câlins. En fait, ça me parait logique, aujourd’hui. Il apprend à se connaitre, il commence à maitriser ses émotions, et j’imagine bien qu’à cet âge là, c’est difficile de comprendre ce qui se passe dans sa tête.

Pourquoi, non, il ne peut pas jouer avec un couteau. Et pourquoi il doit faire dodo chaque soir. Pourquoi il ne peut manger que des « lalales au chocolat » (céréales au chocolat). Mais pourquoi il doit aller à la crèche. Pourquoi il ne peut pas repartir du magasin avec cette grosse peluche Peppa Pig. Bref, pourquoi il ne peut pas décider lui même de ce qu’il veut à chaque instant. Pourquoi papa et maman disent parfois souvent non.

2 ans et le terrible two

Alors, voilà, on est de nouveau en plein dans ce terrible two.

J’ai l’impression que cette période est complètement cyclique. Ca arrive sans avertir, ça repart sans faire plus de bruit. Puis, ça revient. Ainsi de suite. Du coup, ça fait donc plus de 15 mois qu’on découvre un petit garçon qui se transforme par période. Colérique, triste, dans l’incompréhension … Comment l’aider à gérer ses émotions ?! Comment l’accompagner dans l’acquisition de sa personnalité ?! Quels outils utiliser pour lui expliquer qu’à presque 3 ans, non, ce n’est pas lui qui décide. Bien qu’il nous dise tout le contraire ces derniers jours, évidemment !

En devenant parents, on a également découvert la pédagogie alternative ou encore « bienveillante ». J’ai tout de suite accroché, aimé l’approche, mais toujours en prenant du recul sur mon propre caractère : comment vais-je réussir à appliquer cette théorie, avec mon caractère parfois difficile ? Avec ma patience qui n’est pas reconnue pour être mon atout ? Et puis, est-ce parce-qu’on dit « non » à notre enfant qu’on est pas bienveillant ? Sommes-nous ainsi de mauvais parents ? On connait tous ces crises trop importantes qu’on ne peut pas laisser passer.

D’ailleurs, lorsque j’essaye personnellement de le laisser se calmer seul, je n’y arrive pas. J’ai l’impression de plutôt montrer un manque d’attention envers mon enfant. C’est toujours difficile pour moi de savoir comment réagir, et j’avoue que je perds parfois souvent patience. Entre gestion hyper zen de crises, compréhension de mon enfant, partage et écoute de ses émotions, mais aussi perte de patience, sentiment de ne pas être écoutée : En me remémorant toutes ces prises de position que je prends moi-même pour gérer ses crises selon mon humeur du moment, il me parait clair qu’il est difficile pour mon enfant de comprendre lui-même ses émotions et d’apprendre à les appréhender. En fait, je pense que le fait que je réagisse différemment à chaque crise ne l’aide pas dans l’acquisition de la gestion de ses propres émotions.

Mais, en toute sincérité, il y a des mamans ici qui arrivent à ne pas s’énerver ? Comment faites-vous, quel est votre secret ? Je me demande encore comment ma supermaman a réussit à élever 5 enfants dans la bienveillance … J’aurais tellement aimé hériter de cette qualité, d’ailleurs !

Et puis, sincèrement, cette période du terrible two, elle dure combien de temps, concrètement ?! J’avoue être assez terrifiée lorsque je lis chez d’autres mamans que cette crise se termine pour laisser place à des crises encore plus fortes les années passant. Ou d’autres qui vivent un terrible two-three-four-five … Et j’en passe !

Enfin … Rassurez-moi, s’il vous plait ! Dites moi qu’on est bientôt sortie de cette phase terrible !

Et vous, comment gérez-vous les frustrations de vos enfants ? Des outils à me suggérer ?!

D’ailleurs, certaines d’entre vous ont-elles eu des échos ou même acheté la météo des émotions de Claire-P ? Je l’ai découverte sur les réseaux sociaux, si vous avez des retours sur ce jeu éducatif je suis preneuse, j’ai bien envie de l’acquérir pour aider mon petit garçon !

Terrible two et moments jolis en famille

You Might Also Like

7 Comments

  • Reply jenesuispasunepoule 8 mars 2017 at 20 h 23 min

    Courage! A la crèche de ma fille ils m’ont dit que les enfant qui font un gros « terrible two » font une crise d’ado moins forte… Honnêtement j’en doute (surtout quand je voie Bébou se jeter sur son lit en disant « c’est krop nuul! »), mais j’ai bien envie d’y croire!

  • Reply zombai 8 mars 2017 at 20 h 52 min

    coucou!!doit on dire la vérité lol? ici 4 et 5 ans..et comment dire…c’est de grosses grosses montagnes russes,surtout avec ma fille de 5 ans!!on essaie plusieurs manière,mais une lassitude s’installe et du coup on perd vite notre calme.cela m’embête,mais des fois les nerfs sont au plus haut!!heureusement qu’ils restent des moments de détente (plus rare) ,mais ce n’est qu’un passage…j’espère,j’y crois :-).bon courage

  • Reply Chat-mille 8 mars 2017 at 23 h 16 min

    Il paraît qu’il y a aussi une période dure à 3 ans… c’est peut-être ça ? Ici on est sortis du terrible two et pas encore re-rentrés dans une période de crise (elle est difficile, comme tous les jeunes enfants, mais pas extrêmement difficile). C’est pas dit cependant que ça n’arrive pas, elle avait déjà fait son terrible two tard…

    Courage ! Et oui, dans tous les cas, c’est cyclique et ça passera (il le faut de toute façon, hein, sinon on deviendrait fous, nous les parents ?).

    (Et sinon moi ma méthode, c’est de discuter tant que c’est possible, bien sûr… mais si ça nous prend trop d’énergie, laisser tomber, laisser criser, et réessayer le dialogue quelques minutes plus tard… ça ne m’empêche pas de crier, de m’énerver, mais clairement je le fais beaucoup moins que si j’essayais à tout prix de régler le conflit et que je me focalisais sur ses cris à elle – faut avouer que c’est très contagieux, les cris…) (mais bon, elle n’est pas très difficile en ce moment, comme je le disais, pas sûre que ça marche toujours aussi bien dans quelques mois…)

  • Reply Emilie 9 mars 2017 at 9 h 43 min

    Je crois qu’aucun parent n’y échappe, mais ça prouve que ton petit bonhomme grandit normalement !

    Avec ma fille de trois ans c’est également cyclique, certains jours elle est adorable, et d’autres jours elle est terrible (ça va souvent avec la fatigue aussi). Non, tu n’es pas une mauvaise mère parce que tu dis non, au contraire ! La difficulté est de rester ferme sans s’énerver et ça s’apprend avec le temps !

    Au début des premières crises de ma fille (à partir de 2 ans environ), j’avais beaucoup de mal à garder mon sang-froid, je criais fort aussi, et je culpabilisais. Avec le temps j’ai appris que crier plus fort ne sert pas à grand chose, même si cela m’arrive encore régulièrement ! Mais quand je sens la crise d’opposition arriver, désormais je tente de garder mon calme le plus possible, je reste ferme sans hausser le ton, je ne pars pas forcément dans des explications sans fin, et si elle n’arrive pas à se calmer je l’isole un moment dans sa chambre et lui dit que quand elle sera prête à faire ce que je lui demande, elle pourra revenir. Et ça me permet aussi à moi de m’éloigner de la source de stress un temps pour ne pas péter un câble de mon côté. Généralement ça marche car elle sait qu’il n’y aura pas de négociation. Parfois je sens que la fatigue fait qu’elle ne sait même plus pourquoi elle pleure ou crise, alors là un gros câlin et ça passe finalement. Il faut toujours adapter sa réaction au contexte, pas facile !

    Mais nous sommes humain et oui, parfois je n’arrive pas rester calme et je crie ! (et je m’en veux ensuite !) et je me dis comme toi que mon comportement n’est pas très constant pour donner le bon exemple ! Mais on apprend, on fait des erreurs, on s’améliore, on fait ce qu’on peut !!!
    Courage.

  • Reply mumtwokids 9 mars 2017 at 18 h 46 min

    C’est ça c’est cyclique !!! Mon petit lapin de 4 ans est toujours dans cette phase avec des semaines sages et d’autres non, je pense que la fatigue de l’école n’aide pas non plus ! Bon courage, je compatis ;-)

  • Reply Moncarnetprivé 10 mars 2017 at 13 h 16 min

    J’ai posté à peu près le même article il y a 2 h ;) nous aussi c’est compliqué à la maison depuis 2 mois… on croyait cette phase derrière nous et puis finalement elle est revenue l’ingrate !
    Il paraît en effet que ce qu’on vit maintenant on ne le vivra pas à l’adolescence, il n’y a que ça qui me console car cela devient très dur a supporter chez nous. terrible two + nuits pourries, mon dieu mais que je suis épuisée !!
    Courage, ça va passer… pour revenir… pour repartir !

  • Reply Maman Nouille 7 avril 2017 at 15 h 40 min

    Je compatis, on est en plein dedans aussi. Quoique, un mois après avoir écrit ton article, ça aura peut-être changé depuis?
    Mais en même temps, dans cette période d’alternance entre les côtes sympas et le versant d’opposition; je trouve aussi le côté sympa plus fort. Souvent pendant ou après une crise, il vient me faire un câlin, je crois que ça les bouleverse encore plus que nous.

  • Laisser un commentaire

    %d blogueurs aiment cette page :