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Côté parents

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    Le début de notre allaitement : du plus et du moins

    17 novembre 2017

    Si il y a bien une chose pour laquelle je ne me suis posée aucune question lors de ma grossesse, c’était l’allaitement. Comme une évidence, j’allaiterais ma plume, comme je l’ai fait avec mon capitaine. Naturellement, ce choix d’alimentation s’est imposé à moi, à nous. Je savais comment ça fonctionnait, je me suis tout de même renseignée sur une préparation « en amont », sans toute fois mettre quoi que ce soit en place. J’ai attendu longuement ce moment, restant sur une fin d’allaitement difficile à digérer avec mon capitaine.

    Ma plume m’a offert une merveilleuse rencontre lactée. A quelques minutes de vie, elle s’est accrochée à moi, restant là, paisible, pendant près de 2 heures. Rien ne pouvait rompre ce lien qui se créait, les sages-femmes nous ont laissé le temps dont nous avions besoin avant de la toucher, de lui faire ses premiers soins. Nous nous découvrions ainsi, tous les trois, naturellement. Nous étions dans une bulle que personne ne pouvait éclater. Quel bonheur !

    Les premiers jours se sont très bien passés. J’ai suivi mes convictions et laissé ma plume prendre son rythme. J’ai entendu la recommandation de la sage-femme me disant qu’il ne fallait pas la laisser sans manger plus de 6 heures, mais elle, ma plume, avait besoin de dormir, alors j’ai respecté son besoin. Elle a dormit, longuement, puis elle a mangé. Après avoir perdu 200 grammes le premier jour, elle a gardé son rythme de sommeil, je l’ai laissé répondre à son besoin de repos. Je ne pensais donc pas qu’elle aurait repris beaucoup de poids à J3. Et pourtant, surprise ! +100 grammes. Ce « V » de la victoire, comme le disait si bien l’auxiliaire de puériculture, affiché sur son carnet de santé sonnait le retour à la maison pour nous. J3, – 10 grammes. On nous laisse tout de même rentrer à la maison.

    S’en suit 5 jours où ma plume n’aura pas repris un gramme.

    Elle en aura même reperdu 10 petits. Je ne m’inquiète pas, je lui fait confiance, elle mange régulièrement, s’apaise elle-même. Mais les régurgitations font rapidement leur apparition. Nous n’avions jamais connu ça avec le capitaine. Lui, c’était plutôt le bébé qui mange, mange, mange et profite. Il a très vite pris beaucoup de poids avant de stagner. C’est un grand garçon, il frôle les hauts des courbes, et il est en très bonne santé.

    Première ombre au tableau.

    le début de l'allaitement

    Notre route a croisé des professionnels de santé qui ne s’y connaissait peut être pas en allaitement. On nous a très vite parlé de compléments, de contrôle du poids tous les 2 jours voir tous les jours. De production de lait trop faible. Pourtant, j’étais convaincue d’avoir du lait. J’ai eu une longue montée de lait, et des écoulements qui ne pouvaient qu’aller en ce sens. J’avais beau indiquer à ces professionnels que ma fille régurgitait pas mal, le souci venait de mon lait, de moi.

    J’ai eu une prise de conscience le jour où j’ai revu la sage-femme avec qui j’ai préparé mon accouchement. Elle m’a certifié que j’avais du lait, qu’il fallait que je me fasse confiance, et qu’il fallait arrêter d’avoir des pensées pessimistes. Elle s’est aussi un peu moquée de mes inquiétudes, elle a trouvé des petites failles chez moi dans laquelle elle a pénétré. Je suis quelqu’un de très sensible, je pleure très facilement. Ca n’a pas loupé. Après cette rencontre, je me suis sentie très vulnérable. On avait tapé là où ça fait mal, là où j’avais entièrement confiance en moi, surement le seul point de confiance de mon corps et de mon esprit. Je me suis sentie à la fois malmenée mais, bizarrement, un peu plus sûre de moi. Je savais que le soucis ne venait pas de notre lait.

    J’ai alors arrêté de contrôler son poids.

    Au fil des jours, de jolies formes se sont dessinées sur ma plume. Elle a pris de belles joues, un petit double menton qu’on a juste envie de croquer. Elle a un joli ventre arrondi. Et elle a commencé à nous faire des sourires très vite, un peu avant ses 4 semaines. Les régurgitations ont diminué aussi. Tout allait bien. Nous étions rassuré, nous savions qu’elle était en forme et qu’on pouvait lui faire confiance.

    1 mois de toi, ma plume.

    Hier, nous avons rencontré une nouvelle pédiatre. Nouvelle, car nous cherchons encore CE professionnel qui saura nous accompagner et qui aura tout aussi confiance en notre allaitement que nous-même. Et là, surprise. Je lui ai expliqué ses débuts de vie où elle n’a pas pris de poids et où on nous a inquiété, mais que maintenant tout allait bien, elle avait de jolies formes. La pédiatre m’a alors dit que si elle avait trop pris, on la mettrais au régime. Elle a du voir la tête que j’ai fait à mon chéri, qui voulait dire « on part !! », puisqu’elle a rajouté « je rigole ».

    Vient le moment de la pesée. Ma plume n’aurait pris « que » 140 grammes en 13 jours. Nous avons eu le droit à « je ne comprends pas », « ça me parait bizarre », « il faut qu’elle prenne minimum 150 grammes PAR semaine », « il faudrait la compléter ». « Il faut que vous tirez votre lait, vous devez avoir au minimum 100 ml, pour comparer à un bébé au biberon qui doit boire à cet âge 120 ml ». J’ai rien dit, j’ai pris sur moi. J’ai entendu ses paroles, mais je ne les ai pas écouté.

    Ma fille va bien, je le sens. Elle a un rhume depuis 2 jours, ça l’embête. Elle régurgite de nouveau un peu plus, du coup. Mais elle mange, elle se réveille régulièrement pour manger, je l’entends très bien déglutir, et j’ai du lait. On essaye de nous stresser. Ca ne marche pas, j’ai confiance cette fois-ci.

    Je ne veux pas les écouter et les faire foirer notre allaitement.

    Notre belle aventure. Celle qui nous permet de créer un lien incroyable.

    Ces premiers jours de vie me font confirmer une chose, une seule : la clé de l’allaitement, c’est la confiance en soi, la confiance en nous.

    Chaque bébé est différent. Elle va à son rythme, nous allons à notre rythme.

    Et puis, pour que cet allaitement se passe bien, j’ai aussi quelques outils matériels.

    Ceux qui me sont indispensables aujourd’hui, ce sont les coquillages d’allaitement bébé nacre. Je les porte depuis sa naissance, et je n’ai eu aucune douleur.

    Après, si vous souhaitez allaité, je vous conseille également de vous équiper de (très) bons soutien-gorges. Je vous conseille d’ailleurs d’attendre d’avoir accouché pour investir dans des soutiens-gorges d’allaitement. Tous ceux achetés lors de la grossesse ne me vont niveau taille et confort. Du coup, je tourne actuellement avec trois soutien-gorge : un Carriwell qui comprend du gel, mais que je ne supporte pas trop, un Mamsy, et un Anita, mon préféré. Je l’ai payé cher, il n’est pas très joli, mais il est si confortable.

    Par la suite, j’utiliserais un tire-lait Mam, lorsque j’en aurais besoin. Je ne compte pas arrêter d’allaiter à la fin du congé maternité, il me faudra de quoi pouvoir tirer mon lait pour la nourrir lorsque nous ne serons pas ensemble. Je n’utilise rien d’autre.

    Et n’oubliez pas : l’essentiel, dans l’allaitement, c’est d’avoir confiance en vous ! 

    Et vous, vous avez allaité ? Combien de temps ? 

    début allaitement

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