Côté parents

Je me cherche encore.

19 janvier 2016

Parfois, je trouve qu’il est facile de mettre des mots sur ses maux, de parler d’une situation qui nous blesse. De se dévoiler un peu, de trouver des personnes pour nous écouter, simplement. Certaines fois, cette tâche est beaucoup moins aisée. Pourtant, elle me fait du bien. Elle me permet de poser les choses, de faire le tri, et d’avancer. Ecrire sur certaines situations m’apaise, me libère, me permet de me délaisser d’un poids.

Mais il y a des sujets plus difficiles à aborder que d’autres. L’amour, le couple. L’éducation, les « fautes ». La maladie, la souffrance. L’estime de soi, la vision de soi et des autres. Ces sujets diffèrent selon les personnes.

Chez moi, les sujets délicats sont nombreux. La maladie, d’abord. Je n’ai jamais écrits sur ce sujet sur mon blog, alors que 2015, tout comme 2014, a été une mauvaise année, sur ce point. Pas pour moi directement. Bref, j’ai besoin de parler de ces sujets avec mes proches, mais pas écrire là dessus sur la toile. Parce que c’est peut être trop personnel. Parce qu’on connait tout un peu ça, peut être, également. Je ne sais pas.

Ensuite, il y a l’estime de soi. La confiance en soi. La vision du soi. Et la vision des autres. J’ai toujours fait passer les autres avant moi, je me suis toujours effacée pour laisser passer les autres, au détriment de moi-même. J’ai hérité du tempérament de ma maman, sur ce point. Je ne peux pas lui en vouloir, elle m’a éduqué de la meilleure des manières pour elle, et je trouve qu’elle a plutôt très bien géré sur ce point (j’aimerais bien être une aussi bonne maman avec mon capitaine qu’elle ne l’a été et qu’elle ne l’est avec ses enfants). Mais il est parfois très difficile et délicat d’être ainsi. Je n’écris pas dessus, mais mon conjoint connait parfaitement la situation, et ses conséquences.

Enfin, en dernier point, il y a le travail. J’essaye de ne pas trop en parler auprès de mes proches, car c’est un sujet que je porte comme honteux, je ne pourrais expliquer pourquoi. Surement car ma maman m’a toujours dis qu’une femme indépendante, c’était une femme qui était indépendante financièrement. Et qui, donc, travaillait.

Needle of a compass pointing to the word job, 3D Render suitable for career counseling concept or job orientation. Depth of field effect

Ce dernier point est très douloureux chez moi.

J’ai toujours travaillé. Je me suis levée à 6h00 chaque matin de l’été lorsque j’avais 16 et 17 ans pour aller faire les marchés. Je continuais mes samedi et dimanche en faisant des extras dans un restaurant. J’ai travaillé à l’usine lorsque j’avais 18 ans, et lorsque mes études me permettaient d’avoir du temps de libre. J’ai ensuite pris un job étudiant, afin de subvenir à mes besoins, et de ne pas peser trop lourd financièrement pour mes parents. Bref, j’ai toujours travaillé … Et j’ai fait des études.

Aujourd’hui, si ce point est douloureux, c’est parce que je ne m’épanouie pas professionnellement. Au contraire, je subis. Je subis mes expériences professionnelles, ou plutôt mon manque d’expérience. Je subis mon niveau d’études trop élevé pour le marché du travail. Et, en plus de tout ça, je subis un domaine qui ne me correspond pas, qui ne correspond pas à mes traits de caractère, à ma personnalité.

Et, c’est un de mes défauts, mais lorsque je subis professionnellement mon activité, tout ceci se répercute sur ma vie personnelle. Je suis malheureuse, mon moral est bas, je vis mal chaque situation de ma vie. Je me perds. Et ma famille en pâtit.

Ces derniers temps, j’ai pris conscience de la situation. J’ai compris que je ne trouverais jamais de travail dans mon secteur qui me fera m’épanouir professionnellement. Et donc personnellement. J’ai pris conscience que je ne voulais plus subir cette situation, et, surtout, que je ne voulais plus la faire subir à ma famille, à mes deux hommes.

J’ai une chance exceptionnelle, celle d’avoir un conjoint qui me soutient quelle que soit la situation, quels que soient mes choix. Il me pousse, même, à aller au bout de mes ambitions. Il me pousse à me chercher. Il me pousse à me trouver.

believe-in-yourself

C’est pourquoi, aujourd’hui, je suis heureuse. Je suis heureuse car j’ai commencé un bilan de compétences qui, je l’espère, portera ses fruits. Je suis heureuse car, aujourd’hui, je pense à moi avant tout. A moi, et à ma famille. Ce qui compte le plus, finalement. Je suis heureuse, et j’attends beaucoup de ce bilan. J’espère trouver ma voie, celle qui me fera m’épanouir autant sur le plan professionnel que sur le plan personnel.

La vie est belle, il suffit de vouloir la voir ainsi. Depuis le début d’année, je me donne l’objectif de positiver chaque jour. Ca m’aide à aller bien, et, indirectement, ça m’aide à avancer sur ce projet professionnel qui n’est pas encore clairement défini.

Aujourd’hui, je suis heureuse de me chercher. Et, je l’avoue, j’ai hâte de me trouver, de trouver la personne qui se cache derrière mon sourire.

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6 Comments

  • Reply Cyllan 19 janvier 2016 at 23 h 07 min

    Bon courage, je suis sûre que vous allez réussir ! :)
    J’aime beaucoup cette attitude de rechercher le positif au quotidien plutôt que toujours le négatif comme font la plupart des gens.

  • Reply Weena 20 janvier 2016 at 8 h 38 min

    Bon courage pour le bilan de compétence.
    J’ai comme toi, subis mon manque d’expériences professionnelles, doublé d’un niveau d’études trop élevé pour le marché du travail … Dans un domaine dont je ne sais pas si il va me correspondre vraiment, puisque je n’ai pas eu l’occasion de m’y frotter vraiment … :-s
    Pour l’instant, je vivotes de petits boulots et de chômage en espérant trouver un jour quelques chose qui me convienne …

  • Reply Natacha 20 janvier 2016 at 12 h 28 min

    C’est drôle, j’ai l’impression de me lire.
    J’ai fait une demande de bilan de compétences et j’ai décidé de battre pour l’obtenir.
    Comme toi, je ne me sens pas en adéquation avec mon activité pro. Je m’en plains régulièrement depuis des années mais en 2016, je ne veux plus être passive à ce sujet.
    Ton blog m’inspire et me fait du bien ☺.
    J’ai hâte de voir quels chemins nous allons prendre!

  • Reply marion 20 janvier 2016 at 13 h 29 min

    Psychologue du travail, je vois bien de quoi vous parlez!
    Autant d’un point de vu de psy sur ce que vous pouvez ressentir en étant « mal » dans votre job et d’arriver de ce fait à concilier vie pro et vie perso mais aussi sur le trop de diplôme ou les difficultés à trouver sa place et de se sentir pleinement satisfaite!

    Pas de boulot dit « classique » après des mois de recherche. J’ai donc agit et j’ai créé mon activité en me mettant en libéral après mon diplôme et mon bébé! :-)

    Ce n’est pas simple tous les jours mais j’ai trouvé un équilibre vie pro vie perso.

    Et justement, je suis en réflexion sur la création d’un « groupe de parole sur le travail » pour les mamans.
    Un genre de groupe de partage basé sur l’expérience et l’intelligence collective, échanger sur des thèmes relié à l’exercice de sa profession, pour permettre de prendre du recul et sortir de l’isolement.

    Si certaines veulent donner leur avis sur l’utilité d’un groupe je suis preneuse! :-)

    Je vous souhaite à toute une belle journée et de très belles choses après votre bilan!

  • Reply LudiM 20 janvier 2016 at 14 h 12 min

    Hey, ce n’est pas un défaut que ton mal-être pro se répercute sur ta vie perso. C’est normal, et c’est pour tout le monde pareil!
    Je suis sûre que tu trouveras ta voie, mais le plus important, c’est que tu sentes au fond de toi que tu vaux le coup. Ne te rabaisse pas sans arrêt, ce n’est pas justifié! Tu es une super maman, tu es compétente dans ton boulot et fonceuse pour faire ce dont tu as envie. Tu es vraiment une belle personne que je suis contente d’avoir rencontrée, et je suis sûre que tu évolueras dans la direction que tu souhaites, parce que tu en es capable!

  • Reply cindy 20 janvier 2016 at 19 h 38 min

    je te souhaite vraiment que ce bilan t’aide a te trouver comme tu le cherches
    pour moi le travail n’a toujours été considéré que comme alimentaire
    je me suis retrouvée au chomage quand j’etais enceinte de mon 1er
    finalement je suis restée a la maison depuis et je me sens totalement épanouie dans mon role de mere au foyer
    j’ai trouvé du boulot (enfin pour une fois que pole emploi fait son boulot) mais je ne sais pas si ça va me plaire, ça me fait peur, j’ai l’impression d’abandonner ma famille

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