Du côté de bébé

L’entrée en crèche à deux ans, a-t-on fait le bon choix ?

31 août 2016

Mercredi 31 août 2016.

Aujourd’hui, les professeurs font leur rentrée. Demain, ce sera au tour des élèves. Une première rentrée pour les plus petits, une énième, pour les autres. Un soulagement pour certains parents, une angoisse pour d’autres. Des parents qui courent à gauche et à droite pour trouver les dernières affaires, d’autres qui se sont organisés depuis bien longtemps. Aujourd’hui, en ce mercredi 31 août 2016, mon capitaine a 2 ans, 4 mois et 12 jours. Il est un petit peu grand, mais si petit à la fois. Et il fait sa rentrée. Non pas une rentrée en maternelle, à l’école, mais une entrée en crèche.

Auparavant, il était gardé chez une nounou. Une nounou qu’il avait depuis un peu moins d’un an, après en avoir quitté une première qui ne nous convenait pas. Tout se passait très bien. Il était content de retrouver ses copains. Il y avait « Aco », « Mama », « Tatia », ou encore « Ina ». Et, surtout, « Nounou ». Nounou par ci, nounou par là, il nous en parlait chaque jour. En semaine, mais aussi en week-end, et pendant les vacances.

Entrée en crèche à deux ans : bonne idée ?

Cependant, nous avons fait un choix, avec PapaPapa.

Avant même sa naissance, nous avons demandé une place en crèche.

La première année, nous avons eu une place pour une crèche familiale, avec une nounou, donc. Cependant, manque de chance, nous déménagions et cette nounou était bien trop loin de chez nous et de nos lieux de travail. Nous avons donc opté pour une nounou qui nous semblait vraiment bien, mais qui nous a déçu. Quelques mois plus tard, le capitaine la quittait.

La deuxième année, nous venions tout juste de trouver notre super nounou qu’on nous proposait une place en crèche. Je venais également de trouver un travail loin, pour lequel je rentrais tard. Nous avons alors refusé cette place.

Cette troisième année, je n’aurais jamais pensé qu’une place en crèche nous serait accordée. Le capitaine est trop petit (à mon sens !) pour aller à l’école, et la crèche était finalement la meilleure alternative selon nous : il quitterait son environnement un peu « cocoon » offert par sa nounou et le peu d’enfants qu’elle gardait (bien qu’elle avait souvent ses petits-enfants), pour rejoindre une collectivité intermédiaire, où il serait dans un groupe avec un peu plus d’enfants, mais toujours moins qu’à l’école.

C’était un peu le schéma-type que nous rêvions pour qu’il s’adapte en douceur à la collectivité. J’avais pas mal d’appréhensions en effet, lorsque je pensais à son adaptation dans un milieu bien plus grand, avec beaucoup plus de camarades, et sans  qu’une personne soit là précisément pour s’occuper spécifiquement de lui, avec l’école.

Alors, cette collectivité intermédiaire tombait à pic.

Malgré que nous laissions notre nounou avec regrets, puisque le capitaine s’y était attaché et aimait y aller, j’étais rassurée sur cette configuration qui se présentait à lui.

Et puis, le temps a passé.

Les grandes vacances ont été l’occasion de retrouver mon véritable rôle de maman, de retrouver ma place dans cet environnement familial un peu perdu, de retrouver mon véritable rôle de maman, de retrouver ma place dans cet environnement familial un peu perdu pour des raisons qui tiennent à moi-même, finalement.

J’ai redécouvert mon fils, je me suis redécouverte en tant que maman, nous avons redécouvert cette vie de famille que nous espérions tellement vivre.

J’ai été disponible pour lui, bien plus qu’auparavant, j’ai profité de chaque instant passé à ses côtés. Nous avons fait des activités rien que tous les deux, je me suis adaptée à ses envies, à ses petites passions naissantes.

Et nous avons passé un merveilleux été. Un été en famille.

Famille et entrée en crèche

Photo par Julie Chabanais

La rentrée s’approchait doucement, et avec elle son lot d’émotions. J’ai beaucoup réfléchis ces derniers temps, à la fois quant à cette entrée en collectivité. Mais également quant à mon rôle de maman, remis enfin en question. Je me suis demandée ce que la crèche lui apporterait de plus, à lui. Mais également celle qu’elle nous apporterait, à nous, parents.

Et puis la première journée d’adaptation et son entrée en crèche sont arrivées.  

C’était ce matin. Nous nous sommes présentés tous les deux, pour une petite heure d’immersion où je suis restée présente, afin d’échanger avec sa référente et de voir comment il évolue dans cet endroit qui ne lui es pas familier.

Tout s’est bien passé pour lui. Il a joué avec différents jouets, il a un petit peu côtoyer ses futurs camarades de jeux, ainsi que les intervenants.

Tout s’est moins bien passé pour moi. J’ai découvert une crèche assez mal organisée. Une référente qui n’était pas au courant ni de l’intégration du capitaine ce matin, ni de sa présence dans son petit groupe d’enfants. J’ai rencontré des professionnels qui pensaient que mon enfant était dans un autre groupe. Pas avec eux, donc. Quand je l’écrit, là, maintenant, je n’en revient pas vraiment.

Alors, oui, c’est également leur rentrée, à eux, aujourd’hui. Ils reviennent de vacances, ils ont déconnecté pendant plusieurs semaines. Mais comment peut-on oublier un enfant ? Ne pas savoir que son adaptation commençait aujourd’hui ?

Puis, j’ai découvert des professionnels assez stricts.

Le « non » est de mise, dans cette structure. Alors, bien évidemment, on explique à l’enfant pourquoi il ne faut pas faire ceci ou cela, mais, avant, ces professionnels commencent par lui dire « non, tu ne fais pas ça! » sur un ton directif.

Je sais bien qu’il faut mettre des limites aux enfants, leur expliquer ce qui peut être fait et ce qui ne peut pas être fait, j’en suis consciente. Mais je suis moi-même dans une phase de remise en question de ma ligne directrice en terme d’éducation, dans une logique de bienveillance et de modification de ma façon d’appréhender l’éducation du capitaine, alors, voir ces professionnels s’exprimer ainsi m’a un peu refroidit, je l’admet.

Bref, cette première heure à la crèche a été ambivalente. Le capitaine s’est plu, je n’en ai aucun doute. Nous avons eu du mal à partir, il serait bien resté un peu plus longtemps. Mais moi, en tant que maman, j’ai moins apprécié cette première matinée.

Finalement, c’est moi plus que lui qui ait besoin d’une adaptation. 

Maintenant, je vais continuer d’observer, de réfléchir, et de prendre du recul sur tout ce que j’ai pu voir aujourd’hui et ce que je verrais les jours à venir. Je fais également ma rentrée bientôt, reprenant le chemin du travail la semaine prochaine. Mais il est déjà convenu avec PapaPapa que, si ce mode de garde ne nous convenait pas, nous nous rapprocherons de notre ancienne nounou que nous aimions beaucoup.

Et toi, dis moi, comment appréhendes-tu cette nouvelle rentrée ? 

Mon petit et son entrée en crèche à deux ans

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1 Comment

  • Reply Et te retrouver chaque jour, mon amour - MumPasCap ! 13 décembre 2016 at 7 h 48 min

    […] premiers jours je m’interroge. Je me demande si j’ai bien fait d’accepter cette place en crèche alors que tu approchais des 2 ans et demi. Je pensais faire le bon choix avant que tu ne rentres à l’école. Mais finalement, je […]

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