Browsing Category

Côté grossesse

    Côté grossesse

    Ce 14 octobre 2017 – Notre si belle rencontre

    23 octobre 2017

    9 jours déjà que notre rencontre a eu lieu. 9 jours, c’est si peu, mais tellement à la fois !

    Il y a 9 jours, notre famille s’agrandissait, nous faisions une si belle rencontre, nous accueillons notre petite plume tant attendue.

    Elle a décidé de rejoindre notre famille un samedi, comme son frère. Et pourtant, son arrivée fût à l’opposé de celle que nous connaissions il y a un peu plus de 3 ans. Si notre capitaine est né plutôt en douceur, sa petite soeur elle fût décidée et nous la rencontrions en quelques minutes à peine. Deux naissances totalement différentes, uniques, mais qui nous permis de connaitre le même bonheur : être parent. Notre plus joli rôle de nos vies, celui qui nous émerveille à chaque instant, et pour lequel nous nous levons chaque matin. Deux naissances tellement différentes, uniques, mais qui nous ont emplis de joie, et d’amour, surtout.

    Quelques jours avant sa naissance, j’écrivais sur mon troisième trimestre de grossesse. Je n’ai pas eu le temps de finir cet article et de le publier.  Pourtant, j’expliquais comment cette fin de grossesse était douce, et apaisante. Je me sentais tellement prête, mais pas pressée. Bien sûr, les derniers jours ont été plus difficiles. Physiquement, surtout. Et puis la hâte de tenir notre petite merveille dans les bras a également pris le dessus. Nous attendions les signes qui nous annonçais son arrivée. Puis, je passais le cap des 40 sa et 3 jours. Ce terme qui m’a fait devenir maman pour la première fois, en 2014. Et rien. C’est là que j’ai commencé à me demander quand est-ce-qu’elle choisirait de venir combler nos coeurs d’amour. Finalement, je n’ai pas eu à m’interroger trop longtemps.

    Le lendemain matin, 7h30 je me suis réveillée avec quelques douleurs.

    Je me lève, nous déjeunons tous ensemble. Ma maman est arrivée il y a deux jours pour pouvoir garder notre capitaine lorsque notre petite plume se décidera. Les contractions sont bien présentes, et régulières. C’est la première fois lors de cette grossesse que je contracte dès le matin. J’ai décidé de me reposer pendant que mon chéri, mon capitaine et ma maman vont faire les courses.

    Mais ce jour là, le capitaine s’est montré différent.

    Il nous dévoile des signes de fatigue, d’énervement. Il ne veut pas me quitter, pleure du fait de devoir partir sans moi. Comme si il ressentait quelque chose, qu’il savait qu’aujourd’hui allait être un jour différent. C’est alors que, pour ne pas le laisser dans ce sentiment négatif, je décide de partir avec eux. 2 heures de courses plus tard et un nombre incalculable de contractions, nous partons à la maternité. Malgré un capitaine toujours réfractaire et qui ne veut pas me laisser partir. Malgré nos paroles apaisantes et rassurantes, des promesses faites, des bisous et de l’amour bien plus fort. J’essaye de ne pas lui montrer les douleurs que je ressens, j’essaye de trouver les bons mots. Rien est facile.

    Le laisser et partir pour rencontrer notre petite plume, j’en suis maintenant sure.
    Le laisser malgré l’appréhension qui m’envahit, la peur de ne pas réussir à gérer la situation qui se présente à moi, la crainte de l’inconnu. Et la vulnérabilité qui m’envahit.

    Il nous faut 25 minutes pour rejoindre la maternité. Je gère comme je peux les contractions, certaines bien plus fortes que d’autres, et ne pouvant prendre la position que je souhaite. Il est 12h05 lorsque nous nous garons. Les contractions sont bien plus intenses. Je me pose beaucoup de questions, la principale étant de savoir si j’allais réussir à gérer mon accouchement comme je l’ai souhaité : physiologique, sans péridurale.

    Je vois petit à petit mon projet s’envoler, la douleur prenant le dessus.

    12h15 ou 12h20, nous passons la porte de la maternité. Les contractions sont douloureuses et très rapprochées. Mon chéri nous présente, indiquant à l’aide-soignante qui nous accueille que nous sommes là « pour un accouchement physiologique ». Elle rigole. Je rigole. Haha, si il savait ce que je suis en train d’endurer ! Aux vues de mes contractions très rapprochées, on m’installe rapidement en salle d’examen. La sage-femme commence par m’examiner, je suis à 4-5 centimètres.

    Il faut qu’on prenne une décision très rapidement : péridurale ou non ? Je suis assez abattue, très triste de ne pas réussir à mieux gérer mes contractions, et m’avoue un peu vaincue. Je suis sur le point de craquer pour lorsque deux contractions me foudroyent de douleurs, sous les yeux de la sage-femme. Elle voit très bien que je ne gère plus rien, malgré que nous ayons annoncé notre préparation spécifique afin de vivre un accouchement physiologique. Je suis incapable de lui répondre lorsqu’elle me demande si ça pousse, si je veux pousser. Elle décide alors me réexaminer. Je suis dilatée à 9 centimètres. Il se sera donc écouler seulement quelques minutes, 3, 5, peut être pour être pratiquement à dilatation complète.

    Les choses s’accélèrent. Les soignants se précipitent, courent dans les couloirs afin de m’accompagner le plus rapidement en salle de naissance.

    Je ne réalise pas, mais il est certain maintenant que je mettrais au monde ma fille sans péridurale. J’angoisse. Je ne contrôle plus rien, les néons que je vois défiler sous mes yeux me font flipper. Nous arrivons dans une salle où une dizaine de personnes s’affairent à préparer tout le nécessaire pour m’accompagner afin de donner naissance à ma fille. Je suis paniquée, j’ai peur, et j’ai très mal. J’ai d’autant plus mal que je ne gère absolument plus rien, je suis incapable de dissocier mon corps et mon esprit malgré mes cours de préparation à l’accouchement.

    Les premières poussées sont clairement inefficaces.

    Je bloque complètement, je l’exprime même : je ne veux pas pousser, car j’ai mal. Je ne veux pas faire sortir ma fille, car j’ai peur. Mon cerveau bloque toutes mes capacités. La sage-femme s’approche de moi, me rassure sans vraiment me rassurer, affirmant que ça allait faire mal, mais que ça sera rapide. En 2 minutes, elle peut sortir.

    Mon chéri me répète tout ce qu’on me dit. C’est sur lui que je m’appuie. Lui et lui seul.

    Je fais abstraction des autres personnes, je ne regarde que lui, je n’écoute que ses paroles. Il est là pour m’accompagner, lui seul peut tenir ce rôle. Et il le tient à la perfection. Il m’aide comme il peut, accepte tout. Je souffre considérablement, je ne gère pas parfaitement. Mais ses paroles réconfortantes et rassurantes me donnent une force incroyable. J’accepte alors de pousser, de donner naissance à notre fille. Je ne sais combien de poussées m’auront permis de lui donner naissance.

    12h53, notre rencontre.

    Après un accouchement que je ne pourrais oublier, unique et puissant, ma fille est sur moi. Je suis incapable de dire si je l’ai attrapé ou si on me l’a apporté. J’ai encore des trous noirs sur cet accouchement qui aura été tellement puissant, tellement fort, tellement beau. Il m’aura fallut poser des questions lors de mon séjour à la maternité afin de connaitre certains autres détails.

    Nous sommes arrivés en salle de naissance à 12h30, elle est née à 12h53.

    Voilà le seul repère temporel que je connais de mon accouchement. Il y a une part de mystère dans sa naissance.

    Mais je l’ai fait, elle est là, dans mes bras, je l’ai accompagné tout au long de sa naissance. Et malgré la douleur, cet accouchement était merveilleux.

    Ma fille se porte à merveille, et moi également. La vie en famille, à 4, est tellement belle !

    Et puis, cet accouchement m’a aussi permis de redécouvrir mon homme, mon amour. Je suis retombée amoureuse de lui, grâce à ce que nous avons vécu tous les deux. Je ne saurais et ne pourrais décrire ici ce qui s’est passé, mais le lien qui nous unit est aujourd’hui bien plus fort. Il m’a soutenu tout au long de la naissance de notre fille, il a été présent, et a accepté de me voir dans cet état second. Il a pleuré la naissance de sa fille, il a vécu quelque chose de si fort, que je ne pourrais pas décrire à sa place.

    Notre rencontre a eu lieu le 14 octobre 2017. Mais c’est comme si nous nous connaissons depuis toujours.

  • Côté grossesse

    Son petit secret … Fille ou garçon ?!

    On y est enfin ! Et oui, ça faisait (trèèèès) longtemps que je souhaitais vous dévoiler le petit secret de notre bébé bonheur. Pourtant, je suis déjà à 22 semaines d’aménorrhée (ça passe toujours trop…

    8 juin 2017
  • Côté grossesse

    214 chances sur 215 que tout aille bien

    214 chances sur 215 que tout aille bien. J’y ai cru tellement fort, les choses ne pouvaient être autrement. Cette grossesse n’a rien de reposant, depuis le début. Le premier trimestre a été semé…

    4 mai 2017
%d blogueurs aiment cette page :